lundi 29 février 2016

les largessses salariales de Paris Habitat... pour ses directeurs

Un article du journal Le Parisien du 30 janvier dernier

HLM - les surprenantes largesses de Paris Habitat 

EXCLUSIF. Le premier bailleur social d'Ile-de-France ne connaît pas la crise et propose à ses salariés des avantages... en béton.

En 2012, à peine arrivé au pouvoir, François Hollande rabotait de 30 % le traitement de ses ministres et secrétaires d'Etat, comme sa propre rémunération. En temps de crise, le secteur public se devait d'être exemplaire. Avec 122 000 logements, le premier bailleur social d'Ile-de-France, Paris Habitat, dont les logements sortent de terre grâce à l'argent public et qui fonctionne à 75 % grâce aux loyers de gens très modestes, devrait être dans ce cas.
Eh bien... non ! A regarder de près ses chiffres et bilans, on est loin de la disette budgétaire. Ses quelque 3 000 salariés ? Rémunérations élevées, congés payés, RTT (prises ou payées à prix d'or)... cet office public HLM, qui a le statut d'Epic*, rivalise d'imagination pour être toujours plus attractif. Dernier exemple : en 2015, chaque salarié a touché une prime de 200 € pour le féliciter de la certification ISO de Paris Habitat.
 Plus on escalade l'échelle salariale, plus les chiffres s'affolent. Ici, un salairede directeur avoisine 7 000 €, un DG adjoint émarge aux alentours de 9 000 € net, voire plus. Quant au directeur général, Stéphane Dambrine, dont le salaire atteint des niveaux quasi inconnus dans le public, il bénéficie aussi d'un discret parachute doré — 500 000 € — en cas de licenciement. Cette disposition de son contrat de travail avait ému les administrateurs de la maison lors de son arrivée en 2011.
(...) voir la suite en cliquant ce lien Les largesses de Paris Habitat 

500 000 € de parachute pour une seule personne et il n'y aurait pas d'argent pour faire le ravalement indispensable de notre immeuble ? Entre autres travaux d'entretien des parties communes, comme ces murs d'escalier aux peintures qui s'écaillent du rez-de-chaussée jusqu'au 3e étage, par exemple. Comme ces trous dans les trottoirs intérieurs, etc...

Voir également cet autre article du Parisien : En finir avec les abus choquants chez Paris Habitat  

(...) Les cadres sup, aussi, sont bien traités. Et 207 000 € par an pour le directeur général, est-ce bien raisonnable ?Ces salaires sont conformes au secteur du logement social. Cela dit, oui, le haut de la hiérarchie doit faire des efforts. Dans une lettre adressée fin 2015 à nos quatre bailleurs sociaux (NDLR : Paris Habitat, RIVP, Elogie, la SIEMP, voir ci-contre), Anne Hidalgo leur fixe des objectifs clairs dans le cadre de la convention d'objectifs et de moyens qui les liera pour la période 2016-2020. Parmi eux, une « sobriété budgétaire », surtout pour les cadres dirigeants (...)

1 commentaire:

  1. Etrange passivité devant les trafics à Paris-Habitat HLM…

    Lors d’une réunion publique organisée par le maire du XIXème arrondissement François Dagnaud, le 16 mars dernier, dont le thème principal était la sécurité, en présence de l’actuel commissaire de police, de nombreuses amicales et associations de locataires qui constituaient l’essentiel du public ont pu intervenir sur ce sujet délicat et exposer leurs points de vue. L’efficacité et la réactivité des forces de police de cet arrondissement de l’est parisien a été fortement soulignée, tant de la part du maire que des responsables d’amicales représentants les habitants.

    Cependant il est rapidement apparu dans les multiples interventions du public, que quelque chose ne tourne pas rond dans l’attitude des principaux organismes bailleurs et sociétés d’HLM de l’est parisien (75 % du parc immobilier ; RIVP, Immobilère 3F…), et en particuliers de Paris Habitat, premier bailleur du XIXème arrondissement. Des dizaines d’amicales ont en effet interpellé le maire sur l’étrange passivité de Paris-Habitat devant les trafics de drogue : porte d’accès aux immeubles laissées ouvertes nuit et jour, ou non réparées dans certains cas depuis plusieurs années, silence systématique de Paris Habitat sur ses motivations à ne pas procéder à des réparations adéquates sur les grilles d’accès à ses immeubles malgré les divers signalements des habitants et les interventions répétées des forces de police pour interpeller les dealers, trafics dans les cages d’escaliers, caves ou parties communes, absence de gardiennage pourtant inclus dans les charges des locataires…

    Après la réunion, plusieurs représentants de locataires évoquaient à demi mots le fait que plusieurs responsables de secteurs en place depuis des années semblaient curieusement bloquer tous travaux dans leurs zones, invoquant des motifs plus fallacieux les uns que les autres.

    Le maire de l’arrondissement qui a souligné le véritable fléau sur l’économie de ces trafics de drogue n’a paradoxalement pas su évoqué de pistes pour les éradiquer. Véritable fief dans la ville, déjà épinglé pour son opacité, son taux de rentabilité avoisinant les 15%, les salaires mirobolants de ses cadres dirigeants à faire rêver des ministres, le mastodonte Paris-Habitat semble se gérer en roue libre.

    Le petit journal d’une parisienne

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